La section « Horti » de l’implantation de Doische (ARFD), un bon sésame pour Pairi Daiza?

Valentine Bertin a terminé ses études d’horticultrice en notre implantation de Doische (ARFD), en juin 2017. A 23 ans, la voici ouvrière polyvalente au sein du secteur botanique du parc de loisirs Pairi Daiza, à Cambron Casteau (Brugelette), en région montoise.

Valentine inaugure une série de portraits d’élèves qui ont accompli leurs études en notre établissement avant de voler de leurs propres ailes et de se distinguer dans leurs sphères professionnelles.

Rencontre.

ARFD: – Quelle était votre motivation de départ?

Valentine: – J’ai fait mes études en horticulture, plus particulièrement dans la création et l’entretien des parcs et jardins. Je n’avais pas de réelle motivation au début de mes études. J’ai choisi ce domaine un peu par hasard. Avant l’horticulture j’avais essayé la cuisine (…). Je ne savais pas vraiment ce que je voulais entreprendre. A 14 ans, c’est plutôt compliqué de savoir ce qu’on veut faire pour le reste ou, du moins, une grande partie de sa vie.

ARFD: – Quelle est votre fonction au sein du parc Pairi Daiza? Quelles sont les tâches que vous accomplissez, avec quel matériel?

Valentine: – Je suis ouvrière au sein de l’équipe botanique. Toute cette équipe se charge de l’entretien, de l’arrosage, du désherbage, des tailles ou encore des tontes des jardins du parc. Nous nous occupons aussi de la création et des nouvelles plantations quand il y en a. Le matériel, quant à lui, est le même que celui de n’importe quel jardinier.

ARFD: – Y a-t-il de nombreux horticulteurs et horticultrices qui travaillent autour de vous?

Valentine: – Nous sommes une équipe de 13 jardiniers et sommes supervisés par deux responsables.

ARFD: – Vous avez étudié à l’Athénée royal de Florennes-Doische-Mazée, implantation de Doische, et vous voilà engagée au sein d’un des plus beaux parcs de Belgique. Comment tout cela s’est-il passé?

« Grâce à Monsieur Staquet! » (Professeur d’horticulture)

Valentine: – C’est arrivé grâce à Mr Staquet qui nous a poussés à chercher plus loin que le bout de notre nez…

Pour notre dernière année, en 7ème, tous les jeudis, nous avions des stages que j’ai effectués au sein de la pépinière où j’avais l’habitude de les effectuer. En plus de ces journées, s’ajoutaient deux périodes de deux semaines de stages.  J’ai voulu en profiter pour essayer autre chose que la pépinière et me diriger vers l’entretien de jardins.  J’ai envoyé des candidatures dans différentes sociétés et, quelques jours plus tard, les gestionnaires du parc Pairi Daiza m’ont contactée. Suite à cela, j’ai effectué mes stages et un job étudiant.  Quelques mois plus tard, j’ai été engagée au sein de l’équipe.

ARFD: – C’est un sentiment de fierté qui vous anime lorsque vous évoquez votre profession et votre lieu de travail?

Valentine: – Oui, j’ai énormément de chance de travailler dans le secteur professionnel que j’affectionne et encore plus dans ce cadre exceptionnel.

ARFD: – Revenez-vous tout de même souvent dans notre région?

Valentine: – Trop peu. Dès que j’en ai l’occasion, je viens passer quelques jours chez mon papa et j’en profite pour redécouvrir la région.

ARFD: – Vous diriez volontiers que l’horticulture est le plus beau métier du monde?

Valentine: – Oui. J’aime beaucoup mon métier. Les conseils que je donnerais aux nouveaux étudiants qui hésitent à se lancer dans l’horticulture? « Lance-toi, essaye! Si ça ne te plaît pas, ça sera une expérience mais, si tu t’accroches, tu découvriras un métier qui t’étonnera à chaque nouvelle saison et dans lequel tu n’auras pas le temps de t’ennuyer.

ARFD: – Parlez-nous de l’Athénée Royal Florennes-Doische-Mazée, implantation de Doische. Si c’était à refaire, vous choisiriez la même école? Pourquoi?

Valentine: – C’est une école à taille humaine avec un personnel enseignant à l’écoute, où l’on se sent bien. Oui,  si je pouvais reprendre les mêmes et recommencer, je le ferais, simplement pour la personne que je suis devenue.

ARFD: – Espérez-vous effectuer votre carrière à Pairi-Daiza ou nourrissez-vous d’autres projets professionnels?

Valentine: – Je suis très heureuse à Pairi Daiza et j’y apprends énormément, de jour en jour.  Le travail au contact des visiteurs est évidemment différent de celui effectué dans une société horticole classique mais, répondre à leurs questions est toujours un plaisir.  Notre travail est souvent valorisé par leurs photos que l’on peut voir passer sur les réseaux sociaux.